Les fonctions orofaciales

Comment un ostéopathe va analyser ces fonctions. Pourquoi ce n'est pas que la respiration que la mâchoire. Un examen complet permet de faire un état des lieux précis et de dresser une prise en charge de qualité.

2/2/20262 min lire

osteopathe-orofaciales
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Quand on parle des fonctions orofaciales, on visualise assez facilement où est-ce qu'elles se situent, mais il est plutôt difficile de toutes les détailler.

Dans une séance d'ostéopathie, cette partie de l'examen se décomposera en cinq grandes catégories :

- La mâchoire :

Articulation souvent tendue, beaucoup de patients ont déjà eu des sensations de tensions autour des maxillaires (les joues), ou perçues des craquements inhabituelles, voir même, eu la bouche bloquée.

On la réduit souvent à un seul unique mouvement ; L'ouverture et la fermeture / serrer des dents. Néanmoins, elle permet aussi d'en réaliser deux autres :
> La diduction, c'est-à-dire, les mouvements latéraux des dents du bas, comme si l'on souhaitait mastiquer d'un seul côté.
> La propulsion, un mouvement où les dents du bas vont se projeter vers l'avant.

Sans analyser ces trois mobilités, on ne peut pas bien comprendre le fonctionnement de votre mâchoire.

- La langue :

On s'est tous déjà fait la remarque, ou par le dentiste ou l'orthodontiste, de savoir où mettre sa langue dans sa bouche. En théorie, la position de repos de la langue est au creux du palais, en haut.

Si elle n'y est pas ou que c'est pas naturel pour le patient, cela peut être la conséquence de mauvaises habitudes. Très souvent celles-ci arrivent par différentes causes : la forme de notre mâchoire, la succion du pouce ou de la tétine, la position de nos dents, notre respiration ...

La langue est composé de muscles. Si elle est elle-même tendue, elle peut très bien crispée à son échelle, votre mâchoire.

- La déglutition :

Etroitement liée avec la langue, on ne peut pas avaler de contenu sans langue. On ne peut pas non plus déglutir naturellement sans que la langue prenne contact avec la bouche. On comprend rapidement pourquoi on doit y apporter son attention.

La déglutition n'est pas censé être un effort. En moyenne, la glotte s'active 1500 à 2000 fois par jour. On imagine donc bien que cela doit rester naturelle.
Est-ce que l'on doit bouger sa tête ? Est-ce que l'on pince ses lèvres ? Des petits comportements démontrant que cette étape est tendue.

- La phonation :

Et oui, une bouche provoque des sons et permet de parler ! Cela peut paraître simple mais, une bouche doit pouvoir émettre certains sons graves et aigus. Tout comme prononcer certaines lettres et certains mots.

- La respiration :

On l'a introduit dans cet article avec le sommeil. C'est un mécanisme tellement inconscient qu'on y prête attention que quand on démarre une activité physique. Une fois que le cardio s'active, le réflexe est d'ouvrir la bouche pour augmenter la quantité et la fréquence d'air.

Tout est dit, ouvrir la bouche quand le cardio s'active. Mais sinon, on a autre chose qui est fait pour ça, le nez. Sur le reste de votre journée et la nuit, on doit respirer par le nez sans avoir besoin d'ouvrir la bouche. Pleins de raisons font qu'une personne peut avoir besoin de respirer par la bouche car le nez n'arrive pas à faire la part de son travail.

Mais pour respirer par la bouche, on doit donc l'ouvrir, et pour ça, on contracte des muscles. Ce qui influence aussi une mâchoire tendue.

C'est une fois qu'on a analysé ces cinq fonctions, qu'on peut envisager un plan de traitement adapté à la problématique du patient.